La technique
La technique d’Aïkido, ne se laisse pas - comme tout ce qui est du domaine de l’art - enfermer dans des tentatives de normalisation : elle échappe avec ténacité à toute fixation par l’image ou par les mots. N’étant pas une science exacte, et c’est tout ce qui en fait sa richesse, cet art s’adapte aux qualités ainsi qu’aux défauts, propre à « l’artiste » qui crée sa technique à partir des principes de bases, qui eux, sont immuables; autant de professeurs, autant de dojos, autant d’Aïkidos.
 - La pratique de l'aïkido
La découverte de l'aïkido passe par l'apprentissage des formes techniques. Bien que toutes les techniques ne soient que les différentes formes d'un principe unique, elles sont répertoriées, pour faciliter l'étude : le "catalogue" comporte environ 300 formes qui incluent les diverses attaques ( par devant, par derrière, saisies poignets, revers, épaule, coup de point, de pied, etc...)
- Les formes de travail
    GO NO KEIKO (GO TAI):
Application d'une technique à partir d'une position arrêtée, statique. L'adversaire nous met dans une situation difficile et nous cherchons la solution pour nous en sortir.
    JU NO KEIKO (JU TAI):
Prévoir comment l'adversaire va attaquer, travail dynamique, on synchronise son travail à la vitesse et à la force de l'attaque.
L'initiative de l'attaque (même devinée) reste à l'adversaire.
    RYU NO KEIKO ( RYU TAI) :
On impose son travail, on oblige aïté à attaquer comme on le souhaite et lorsqu’on le souhaite. L'adversaire n'a plus aucune initiative, avant qu'il ait pensé à attaquer il est déjà contrôlé.

Qualifier "d'art de défense" l'aïkido relève d'une connaissance superficielle de cette discipline.

"Je ne suis jamais battu, quelle que soit la vitesse d'attaque de l'ennemi. Ce n'est pas parce que ma technique est plus rapide que la sienne. Ce n'est pas une question de vitesse. Le combat est terminé avant d'avoir commencé".

o sensei Ueshiba